Transports en commun

Toute personne souhaitant rejoindre Bruxelles depuis la Flandre ou la Wallonie doit à l’avenir pouvoir s’appuyer entièrement sur les transports en commun dans le cadre d’une mobilité multimodale. La voiture ou la bicyclette peut être laissée sur un parking de transit ou de délestage sécurisé à proximité d’axes offrant des transports en commun de qualité, tels que le métro, la ligne S (anciennement le Réseau Express Régional ou le RER), l’une des lignes du réseau «Brabantnet» ou d’autres lignes de bus et de tram améliorées (dans le cadre d’un réseau RER bus / tram fortement développé). Le stationnement est plus intéressant sur de tels parkings, qui rassemblent toutes les voitures de manière concentrée, de sorte qu’aucune nuisance ne soit créée dans les rues résidentielles ou fortement fréquentées du voisinage. Naturellement, nous plaçons ces parkings le plus près possible des points de départ : cela n’a aucun sens que les gens traversent d’abord toute la Flandre ou la Wallonie avec leur voiture pour finalement emprunter les transports en commun ou le vélo tout à la fin du voyage.

La ligne S ou le Réseau Express Régional, le réseau de banlieue dans la périphérie autour de Bruxelles, doit être complétée rapidement. Ceci garantira dans une zone de 30 km autour de Bruxelles une offre qualitative de trains qui desserviront la capitale toutes les 15 minutes. Cela peut être une alternative pour des milliers de personnes qui font actuellement encore la navette en voiture. Malheureusement, la ligne S a accumulé un très gros retard. Normalement, les trains devaient rouler dès 2012, mais aujourd’hui, il est prévu que le réseau ne sera pas achevé avant 2025. La Cour des comptes a récemment mentionné comme raisons principales de ce retard les désaccords communautaires, un calendrier mal conçu et une pénurie de fonds. Nous demandons donc que le gouvernement fédéral libère immédiatement les ressources nécessaires à l’achèvement des lignes S. Cela peut se faire, entre autres, en prenant l’argent qui sert actuellement à subventionner les voitures de société et en le réaffectant pour le train.

Par ailleurs, il y a le réseau «Brabantnet», les trois nouvelles lignes de tram que De Lijn veut créer entre la Flandre et Bruxelles. Nous désassocions le « Brabantnet » des plans d’élargissement du Ring. Dans tous les cas, il est nécessaire de fournir rapidement des transports publics supplémentaires entre Bruxelles et sa périphérie. Ce «Brabantnet» doit donc être mis en place immédiatement, sans attendre d’éventuels travaux sur le Ring. Les trois itinéraires (Willebroek – Bruxelles, Bruxelles Nord – aéroport et Jette – aéroport) deviennent de véritables liaisons de tram. Les trambus, tels qu’ils sont actuellement prévus pour la plupart des lignes, sont moins chers, mais ils peuvent transporter moins de passagers, ont une durée de vie plus courte (14 ans contre 30 ans), une vitesse plus faible et génèrent plus d’émissions (diesel-électricité vs électricité). Leurs lits sont également plus larges. De plus, le tram est idéal pour les longues distances. Nous voyons ces trambus donc uniquement comme un pas vers un vrai tram rapide. Ils sont utiles car ils peuvent être mis en œuvre très rapidement, mais ils ne peuvent pas retarder la véritable réalisation de ces routes.

Les chaînons manquants, qui font que les transports publics sont parfois inaccessibles, sont éliminés. Des exemples d’améliorations faciles comprennent l’extension du métro à Erasme jusqu’à l’hôpital, le tram de l’OTAN à l’aéroport de Bruxelles et la liaison Schaerbeek-Vilvoorde. Des informations compréhensibles aux arrêts de bus et aux gares ferroviaires sont indispensables. Localement, une bande de bus sur le ring peut relier différentes communes périphériques ou établir une connexion avec la Wallonie.

La relation entre le domicile, le travail et d’autres lieux dépasse les frontières régionales artificielles. Bruxelles doit être considérée comme faisant partie d’une zone métropolitaine. Les habitants de Bruxelles, les résidents du périphérique et les entreprises de la capitale et de ses alentours sont tous bénéficiaires en cas de connexions transfrontalières rapides et confortables.

Nous souhaitons également qu’il y ait une meilleure synergie entre les différents modes de transport et qu’ils tiennent compte les uns des autres : la plupart des gens combinent le train, le métro, le tram, le bus, le vélo ou la marche à pied, ceux-ci doivent donc interagir harmonieusement. Cela nécessite, entre autres, une forme aboutie d’intégration des billets et des tarifs.