Réduction de la vitesse : un gain rapide

Nous abaissons la vitesse maximum à 100 ou 90 km /h. Cela permet de rendre la surface de roulage du Ring actuellement disponible plus efficace, de diminuer les émissions de gaz, de réduire le bruit et d’améliorer la sécurité (distance de freinage amoindrie, moindre impact des collisions). Si des situations particulières le demandent, on peut encore mettre en œuvre d’autres limitations de vitesse.

Nous voulons aussi un management dynamique du trafic. Des signalisations intelligentes et des panneaux d’information digitale peuvent diffuser immédiatement l’information en cas de files ou d’accidents.

Une réduction de la vitesse maximale actuelle permettrait donc une vitesse plus régulière et une dynamique de conduite plus constante (moins d’accélérations et de freinages qu’à des vitesses plus élevées). Et de plus, cela réduit aussi la consommation de carburant et l’émission de gaz.

Suivant une étude de l’Institut flamand pour le Développement de la Technologie (VITO ) l’impact de la règle du nonante à l’heure est aussi favorable à la qualité de l’air à l’alentour des voies rapides et des rings (ou encore : des périphériques) Et la part du diesel est fortement réduite. Dans les environs des voies rapides où la vitesse a été réduite, la baisse de la quantité de dépôts dus au diesel a diminué de 30%. Plus de 40.000 habitants pourraient, grâce à la réduction de vitesse, diminuer l’absorption de ces polluants de diesel de 10 pourcents. Et pour 15.000 de ces personnes, cette diminution pourrait même aller jusqu’à 15%. De plus des effets importants sont aussi anticipés sur les concentrations en dioxyde d’azote (NO2), et en particules fines (PM10 et PM2,5).

Dans une étude du Centre du Traffic flamand (VVK ), on a analysé 4 scénarii de l’influence de la réduction de vitesse: situation existante, 100 km/h sur le Ring (R0), 100 km/h sur le Ring (R0) et sur ses voies d’accès, 80 km/h sur le Ring (R0). Il apparaît non seulement que les effets sur la qualité de l’air sont de plus en plus marquants mais aussi que les effets sur l’écoulement du trafic peuvent être considérés comme ‘plutôt positifs’.

Les files ne disparaissent évidemment pas dans les différents scénarii, mais elles se réduisent. Ce sont surtout des distorsions locales, aussi bien sur le ring intérieur qu’extérieur, qui disparaissent. Le total des heures perdues par les voitures diminue quelque peu, ainsi que le nombre de changements de bande de roulement – une cause importante de ralentissements soudains qui provoquent les files ‘en accordéon’.

Suivant une étude du Ministère des Travaux Publics et de la Gestion de l’Eau des Pays-Bas, le niveau de décibel diminue aussi en relation avec la réduction de la vitesse maximale permise. Une auto roulant à 120 km/h produit 4 décibels (dB) de plus qu’à la vitesse de 80 km/h. En d’autres mots, le bruit d’une auto roulant à 120 km/h est plus fort que le bruit de deux autos roulant à du 80 km/h.

Comme mesure unique, la réduction de vitesse n’est évidemment pas une solution satisfaisante. Mais intégrée dans une vision d’avenir dynamique, dans laquelle l’usage de la voiture, à certains moments du moins, peut être découragée, cette approche pourrait bien montrer ses effets. Et la sécurité routière s’en trouvera améliorée. Suivant l’étude mentionnée du VVK, 78% des accidents se produisent à plus de 100 km/h, 57% à plus de 120 et 27% à plus de 140.

En résumé, l’impact d’une réduction de la vitesse sur la qualité de l’air, le bruit, la sécurité et l’écoulement du trafic est positif. Nous pensons donc qu’il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de proposer l’élargissement d’une route qui va renforcer les nuisances relatives à chacun de ces points.